Article du nouvel entrepreneur n°70 - Octobre 2008 Bien céder son entreprise
La cession d’une d’entreprise n’est pas une tâche aisée, encore moins hasardeuse. De nombreuses étapes doivent être préparées méthodiquement afin de céder dans les meilleures conditions.
Préparer sa société à être vendue
Le cédant est la personne la mieux placée pour faire grimper la valeur de l’entreprise. Accroître son chiffre d’affaires de 20% permet faire prendre 20% de plus à la structure. Réduire les coûts permet de revoir le résultat d’exploitation à la hausse. Enfin, la réduction du stock de 200 000 euros augmente la valeur de l’entreprise de 400 000 euros par effet de levier. Nettoyer les locaux et lancer une nouvelle gamme de produits sont autant d’éléments qui permettent d’augmenter cette valeur dans l’esprit de l’acquéreur.
Quel est le bon prix ?
Le cédant souhaite souvent un prix trop élevé de son entreprise. Le bon prix est la rencontre des volontés du chef d’entreprise qui vend et de l’acheteur. Mais il n’est pas tout. Les ambitions du cédant doivent être en adéquation avec celles de l’acquéreur.
Se préparer à vendre sa société
Vendre son entreprise, c’est également tirer un trait sur sa vie de dirigeant. Aussi faut-il répondre à quelques questions avant de penser s’en séparer :
Suis-je capable de vivre sans mon entreprise ? Passer du statut de dirigeant à celui de simple citoyen demande une certaine préparation psychologique et se révèle parfois plus difficile qu’on ne l’imagine.
Ai-je une existence assez remplie en dehors de mon entreprise ? Le dirigeant doit pouvoir s’occuper au cours de sa nouvelle vie. Avoir des passions s’avère être un facteur clé du bien être futur de l’ex dirigeant.
Enfin, suis-je capable de passer la plupart de mon temps avec mon conjoint ? En effet, le voir 24 heures sur 24, quand on ne le voyait que très peu pour cause de travail peut créer des tensions au sein de son couple.
L’aspect patrimonial et fiscal
Vendre son entreprise, c’est souvent devoir se soumettre à un régime d’imposition ou de succession particulier. Le paiement de l’Impôt sur la fortune (1% par an), l’impôt sur la plus-value de cession (18% + 11%), ou les droits de succession (de 20 à 40%) sont autant de charges financières compressibles. Des montages fiscaux et patrimoniaux astucieux réduisent l’imposition liée à la cession. Economiser 20% d’impôts permet de vendre moins cher, tout en conservant le même bénéfice.
La cession ne permet généralement pas le maintien du même niveau de revenu qu’au cours de l’activité, mais permet de gagner sa liberté et un emploi du temps flexible.
Céder son entreprise pour 2 millions d’euros, et les placer à un taux de 5% par an, génère une rente de 80 000 euros par an, soit 6 500 euros tous les mois après impôts.
L’importance de la confidentialité
Être chef d’entreprise, c’est être responsable, tant vis-à-vis de clients et fournisseurs que de ses salariés. Le temps écoulé entre l’accord verbal d’achat et la cession effective peut varier de 3 à 12 mois. Laisser le doute dans l’esprit des collaborateurs quant à leur avenir au sein de l’entreprise est irresponsable pour leur bien être. La confidentialité permet enfin l’efficacité de la négociation avec les acquéreurs potentiels, ainsi que d’éviter les éventuels départs de salariés.
Faites confiance à des professionnels
Les intermédiaires de la cession ont les compétences pour optimiser l’opération de cession, tant pour mettre en concurrence de nombreux acheteurs en toute confidentialité, que pour répondre à leurs nombreuses questions, accompagner le dirigeant sur tous les plans, et maximiser le gain lié à la vente. La cession est un événement unique qu’il faut gérer avec le plus grand soin.
Voir l'article original
|